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Site Seveso : des explosions à Bergerac font huit blessés

Mercredi 3 juillet vers 14 heures, des déflagrations ont fait au moins huit blessés et provoqué un incendie sur un site classé Seveso à Bergerac, en Dordogne (24).

Un blessé grave “en urgence absolue” et sept autres en “urgence relative”. Mercredi 3 juillet, aux alentours de 14 heures, dans un bâtiment de l’entreprise Manuco, située à l’ouest de Bergerac, qui produit de la nitrocellulose pour munitions sur un site classé Seveso (“seuil haut” pour le risque incendie et toxique), plusieurs explosions ont retenti. Quelques heures plus tard, le sous-préfet Jean-Charles Jobard a annoncé que “la situation est désormais sous contrôle”.

Pas d’impacts à l’extérieur du site

“Les fumées dégagées par l’incendie en provenance du site ne présentent pas de dangerosité particulière pour la santé humaine, animale et l’environnement”, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Les eaux d’extinction de l’incendie ont en outre été recueillies par les bassins de rétention prévus à cet effet sur le site. Le personnel de l’entreprise a été évacué dans l’après-midi. Les services de la préfecture de Dordogne ont annoncé que “le centre opérationnel départemental a été activé”. Un périmètre de sécurité a été établi autour du site et 61 sapeurs-pompiers, 32 engins et deux hélicoptères du Samu sont intervenus.

La “nitrocellulose contenue dans un atelier s’est enflammée lors d’opérations de maintenance”, a indiqué dans un communiqué le groupe Eurenco, leader européen dans le domaine des poudres et explosifs, ajoutant que “la cause de l’accident est pour l’instant non déterminée”. Une enquête a été ouverte par le parquet.

Nicolas Lefebvre

Journaliste dans la presse économique depuis 2002, il publie également un livre d’investigation aux éditions de l’Archipel en 2010. Secouriste bénévole, sauveteur aquatique et moniteur de premiers secours entre 2004 et 2018, il consacre sa maîtrise d’Histoire contemporaine à l’institutionnalisation du secourisme au sortir de la seconde guerre mondiale.En 2011, il fonde Oxygène Editions afin de publier Secours Mag, puis en 2017, SST Mag. Il assure aujourd’hui la rédaction en chef de ces deux titres de presse professionnelle.

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