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Décibels d’Or 2024 : qui sont les lauréats ?

Le 10 janvier 2024 avait lieu la 19ème édition de la cérémonie des Décibels d’or. Créé par le Conseil national du bruit (CNB), ce concours récompense les industriels, élus, enseignants, concepteurs, représentants d’associations ou chercheurs faisant preuve d’innovation pour améliorer l’environnement sonore.

Pour cette édition 2024, le jury présidé par le président du CNB et député de l’Essonne, Robin Reda, a retenu 15 nommés dans les 5 catégories du concours, et a délivré deux mentions spéciales. Le 10 janvier, Robin Reda a remis les trophées aux lauréats, en présence de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

Catégorie Villes et Territoires :

Qui sont les lauréats ?

  • La mairie du 17ème arrondissement est récompensée par un Décibel d’Or pour la mise en place d’un comité local contre le bruit.
  • La communauté d’agglomération est primée pour sa campagne de sensibilisation et d‘information, sur les nuisances sonores en crèche.
  • La métropole Nice Côte d’Azur est primée pour sa politique de lutte contre le bruit dans les cantines avec afficheurs pédagogiques communicants.

Catégorie “santé, environnement, travail” :

  • La start-up Quiet est récompensée par un Décibel d’Or pour sa vaisselle silencieuse à destination de la restauration collective.
  • La Fédération française du bâtiment (FFB) est primée pour son kit pédagogique « le quart d’heure bruit de chantier », permettant à ses entreprises adhérentes de sensibiliser leurs conducteurs de travaux aux risques générés par le bruit sur les chantiers.
  • L’entreprise Greenov est primée pour le SubSea Quieter, un système d’atténuation du bruit destiné à être utilisé par les entreprises du BTP et les opérateurs en charge de l’installation des éoliennes en mer.
  • Les élèves du lycée professionnel Joseph Constant reçoivent une mention spéciale pour la création d’une cloison à ossature bois.

Catégorie “équipements, méthodes et outils” :

  • L’entreprise Alliantech est récompensée par un prix des Décibels d’Or pour le sonomètre Atomic-1, permettant de transformer un smartphone en un sonomètre de Classe 1.
  • L’entreprise L-Acoustics est primée pour l’enceinte innovante L2 à directivité contrôlée, conçue pour les festivals et salles de concert.
  • L’entreprise Renault est primée pour sa méthode d’évaluation de l’acoustique de la chaussée, permettant d’estimer, par le simple roulage d’une voiture, les caractéristiques acoustiques de la route.

Catégorie “matériaux acoustiques et systèmes constructifs” :

  • La société de profilage du Poitou (SPP) est récompensée par un prix pour son ossature métallique ID4.
  • L’entreprise 4Silence est primée pour ses solutions par diffraction efficaces pour réduire le bruit de roulement des voitures et des trains.
  • L’entreprise Isocab by Kingspan est primée pour les panneaux sandwich Decaroc Acoustique Design, conçus pour absorber ou bloquer les ondes sonores indésirables, améliorant la qualité sonore des espaces.

Catégorie “recherche” :

  • L’université Gustave Eiffel est récompensée pour son programme de recherche « Débats », dont l’objectif est d’évaluer les effets de l’exposition au bruit des avions sur la santé des riverains d’aéroports.
  • L’association Bruitparif est primée pour son radar sonore Hydre.
  • Le bureau d’étude en acoustique LASA est primé pour sa R&D sur des ouvrants de ventilation naturelle (OVNA). Objectif : ne plus devoir choisir entre avoir trop chaud ou avoir trop de bruit.
  • Vibiscus reçoit une mention spéciale pour sa technologie du même nom. Son secret réside dans un algorithme capable de faire vibrer des haut-parleurs pour les rendre absorbants.

«  Nous pouvons nous féliciter que la lutte contre les pollutions sonores irrigue aussi bien les acteurs publics que les entreprises. (…) Tous travaillent collectivement et activement à bâtir la France du calme », conclut Robin Reda, député de l’Essone et président du Conseil du bruit.

Nicolas Lefebvre

Journaliste dans la presse économique depuis 2002, il publie également un livre d’investigation aux éditions de l’Archipel en 2010. Secouriste bénévole, sauveteur aquatique et moniteur de premiers secours entre 2004 et 2018, il consacre sa maîtrise d’Histoire contemporaine à l’institutionnalisation du secourisme au sortir de la seconde guerre mondiale.En 2011, il fonde Oxygène Editions afin de publier Secours Mag, puis en 2017, SST Mag. Il assure aujourd’hui la rédaction en chef de ces deux titres de presse professionnelle.

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